wi watt’heure #38

Les Harmoniques du Néon

Par Elena Biserna & Carole Rieussec
Graphisme et mise en ligne : Lionel Palun

 

wi watt'heure #38 convie Les Harmoniques du Néon : Anne-Julie Rollet et Anne-Laure Pigache. Leur travail se situe entre musique électroacoustique et poésie sonore et explore la parole « comme lieu d’interaction entre l’intime et le social ». Depuis 2012, elles captent des plans inouïs de la société dans leurs micros et leur voix. Ces observations sonores et leurs traductions poétiques – installations, concerts, créations radiophoniques ou performances – bousculent nos représentations. 

Anne-Julie et Anne-Laure nous proposent un entretien « illustré » avec Julia Burtin Zortea, membre de Panthère Première, une revue indépendante de critique sociale qui interroge les limites entre « sphère privée » et « sphère politique ».
Cette conversation révèle – au fil de l’eau – les expériences menées par les Harmoniques avec des groupes définis comme « empêchés ». En repensant les modalités et les cadres institutionnels de l’action culturelle, la recherche de Les Harmoniques du Néon repose souvent sur des ateliers et un travail sur le terrain en lien avec la psychiatrie et des lieux d’accueil pour personnes handicapées.
Il s’agit pour elles de déconstruire tous liens exotiques avec ces publics.
Les Harmoniques du Néon cherchent « un ancrage dans autre chose que l’artistique… dans des lieux de vie ». L’enjeux n’est pas seulement d’imaginer des dispositifs collectifs d’action mais d’interroger, plus généralement, le rapport à la norme dans notre société. La question sous-jacente et régulièrement vécue par elles est : est-ce que ces rencontres peuvent nous « déplacer » ?

Les paroles enregistrées et magnifiquement mises en onde, entourent et débordent les propos recueillis, elles nous interrogent à partir de leur physicalité même:
« Je crois bien qu’en fait c’est moi le pharaon »

 

Revue & Corrigée · Wi Watt'heure #38 : Carte blanche aux Harmoniques du Néon